Le 28 février le peuple suisse votera sur deux initiatives qui, en cas d’acceptation, auraient pour conséquence la discrimination de certaines minorités. L’initiative populaire « Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage » n’est pas autant médiatisée que l’initiative de mise en œuvre. Nous vous informons sur les deux initiatives.
L’initiative populaire «Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage» vise à supprimer les désavantages qui frappent certains couples mariés par rapport aux couples concubins dans le domaine de l’impôt fédéral direct. De première vue, cela semble logique et compréhensible. En regardant l’initiative d’un peu plus près, on réalise d’ailleurs qu’elle met en danger le processus politique entamé qui vise à rendre le mariage civile possible pour des couples du même sexe. La Constitution fédérale devrait être complétée comme suit: «Le mariage est l’union durable et réglementée par la loi d’un homme et d’une femme. Au point de vue fiscal, le mariage constitue une communauté économique. Il ne peut pas être pénalisé par rapport à d’autres modes de vie, notamment en matière d’impôts et d’assurances sociales.» Le Conseil national, le Conseil des États et le Conseil fédéral ont rejeté cette initiative sans proposer de contre-projet. Vous trouvez plus d’informations à ce sujet ici.
« Pour de plus amples informations sur les risques et les effets secondaires, veuillez lire la notice » : un conseil qu’on devrait aussi suivre face aux objets de vote. En effet, qui saurait spontanément appréhender dans tous les cas les conséquences d’un « oui » ou d’un « non » dans les urnes ? L’initiative de mise en œuvre, sur laquelle nous nous prononcerons le 28 février, est le dernier exemple montrant à quel point il peut être dangereux de ne pas lire la notice. En s’attaquant aux Secondos et aux familles, elle présente non seulement le risque avéré de répercussions inhumaines, mais aussi des effets secondaires dangereux pour notre démocratie et notre État de droit. Article de Andrea Huber, directrice de la campagne de Facteur de Protection D. Lire le texte dans son intégralité ici.
